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Pourquoi limiter sa consommation d’huiles essentielles ?

J’ai été formée pour utiliser les huiles essentielles, j’en ai bien quelques-unes chez moi, et j’en conseille parfois. Mais au total très peu. Pourquoi, alors que ce sont des produits naturels, qui semblent plébiscités ? En effet, près de 37% des Français les utilisent, 13% le font quotidiennement et 86% les utilisent sans accompagnement. Le milieu médical et para-médical s’y intéresse beaucoup, multipliant les usages.

Un marché en explosion

Le marché mondial explose, il devrait atteindre 40 MM € en 2030. Il augmente aussi en France. Notre pays en est le 3è exportateur mondial avec les Etats-Unis et l’Inde, avec 3,2 MM€ de chiffre d’affaires en 2024. La première production nationale serait l’huile essentielle de lavandin (plus de 1400 tonnes produites en 2017, suivie de très loin par la lavande avec 110 tonnes et la sauge sclarée -75 tonnes-).

Les prix en sont très variables : de  4,6 € pour certaines à près de 40€ pour l’hélichryse italienne (en photo) ou plus de 60€ pour l’huile essentielle de rose de Damas par exemple. Avant même les particuliers, les plus gros utilisateurs sont les industries : alimentation (agrumes, menthe), parfumerie, cosmétique, produits ménagers et pharmacie.

Point de vigilance : une qualité très variable

La qualité des huiles essentielles varie en fonction de plusieurs éléments : la plante, son origine, sa qualité biologique ou non, les modalités de la cueillette (moment de la journée pour les fleurs, durée d’attente pour certaines racines…), les traitements qu’elle subit, ses conditions de stockage et les modalités de son extraction. Elle n’auront de ce fait ni le même parfum ni les mêmes qualités et les écarts de prix peuvent être importants pour une même plante.

Mais surtout, il y a une question écologique et éthique.

Une extraction fortement consommatrice de plantes

On extrait les huiles essentielles de trois façons : la distillation à la vapeur d’eau, la distillation sèche pour les résineux, et l’expression à froid pour les agrumes. Or ces procédés consomment une grosse quantité de plantes. Il faut ainsi jusqu’à 4000 à 7000 tonnes de pétales de rose pour 1L d’huile essentielle, 150kg de fleurs de camomille pour 1l.

Les grandes cultures, une solution ?

On peut considérer que ce phénomène est maîtrisé pour des plantes de grande culture comme le lavandin ou la lavande. Or ce n’est pas toujours le cas. Parfois le changement de biotope de la culture, plus facile d’accès que le biotope d’origine amoindrit la qualité des huiles. Tout comme les modifications techniques et génétiques (c’est le cas de certaines plantes chinoises par exemple).

La protection des plantes sauvages

Pour les plantes cueillies à l’état sauvage, leur faible rendement, leur rareté et les modalités de cueillette sont potentiellement problématiques. Dans un grand nombre de pays, les conditions d’exploitation ne tiennent pas compte des protections légales ou réglementaires existantes. On citera la convention sur le commerce international des plantes sauvages (CITES), la Convention sur la Biodiversité, ou réglementations nationales. Notamment parce que bien souvent le cueilleur, faiblement rémunéré, a besoin et préfère faire de la quantité.

Il en est ainsi du santal, du bois de rose et du bois de Hô, des encens, du saro, du lédon du Groenland, de la myrrhe, du nard ou même du cèdre ou du romarin à verbénone etc. Les remplacer par d’autres huiles moins problématiques est possible, comme on le verra plus bas.

Certaines marques sont soucieuses de préserver tant les ressources naturelles que les cueilleurs. Elles adhèrent alors généralement à des chartes du cueilleur ou à des labels de qualité. Recourir à des huiles essentielles cultivées en bio (AB, ECOCERT, ISO…) et en filières courtes et locales est un bon point de départ.

Remplacer par des huiles essentielles moins consommatrices ou cultivées

Enfin, certaines huiles essentielles sont moins problématiques que d’autres. On citera notamment le ciste ladanifère, le citron, les citronnelles, la coriandre, le cyprès sempervirens, la lavande vraie ou officinale et le lavandin super, la menthe poivrée, le petit grain bigaradier, le ravintsara, le tea-tree et le niaouli, la verveine odorante et l’ylang-ylang.

Avoir recours aux plantes sous d’autres formes

Les infusions, les teintures mères, les fleurs de Bach sont ainsi des exemples d’autres modes d’utilisation plus raisonnés des plantes.

Pour savoir comment avoir un usage plus raisonné des plantes, prenez rendez-vous !

Sources :

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