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Sodas et dépression : une confirmation du lien intestin-cerveau .

Une étude allemande publiée en septembre 2025 confirme le lien intestin-cerveau par le biais de la consommation de sodas . Elle montre que celle-ci est associée à une modification du microbiote intestinal (hausse de la bactérie spécifique Eggerthella), et à l’élévation du risque de dépression chez les femmes ainsi qu’à sa sévérité. Elle témoigne ainsi à nouveau de la fragilité de celles-ci au regard de l’alimentation.

De nombreuses études ont montré les effets délétères des sodas sur la santé : risques d’obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires et cancer notamment. Certaines ont aussi mis en évidence le lien entre consommation de sodas ou boissons et aliments sucrés et dépression.

Or, une étude allemande publiée en septembre dernier a voulu compléter ces travaux en :

  • évaluant avec des outils de diagnostic médicaux l’association entre la consommation de boissons sucrées et la dépression clinique (diagnostic et sévérité),
  • explorant si cette association est médiée par des altérations du microbiote intestinal, spécifiquement deux bactéries, Eggerthella et Hungatella, connues pour leur présence importante dans les cas de dépression.

L’analyse s’appuyait sur la Marburg-Münster Affective Disorders Cohort, un vaste projet allemand réunissant données psychiatriques, nutritionnelles et microbiologiques. Elle a porté sur 932 participants (405 patients atteints de dépression majeure et 527 témoins sains), âgés de 18 à 65 ans (âge moyen 36 ans, 66,5% de femmes). Les facteurs de confusion principaux ont été écartés (médication, nombre total de calories ingéré…).

La consommation excessive de sucres simples et de faux sucres issus des boissons favorise la croissance de bactéries pro-inflammatoires comme Eggerthella. Cette bactérie métabolise l’acétate et réduit la production d’acides gras à chaîne courte, qui sont bénéfiques. Le butyrate, par exemple, renforce la barrière hématoencéphalique, protectrice du cerveau et favorise un sommeil profond et réparateur. Ces phénomènes affaiblissent la barrière intestinale, favorisent la neuro-inflammation et altèrent le métabolisme du tryptophane, précurseur de la sérotonine.

Ainsi, la surconsommation de sucres pourrait favoriser des processus inflammatoires et métaboliques associés aux symptômes dépressifs et à leur sévérité.

Les effets observés sont largement spécifiques aux femmes . Elles consomment proportionnellement moins de boissons au goût sucré que les hommes, mais semblent y être biologiquement plus sensibles. Les différences et fluctuations hormonales, l’activité des microglies (cellules du système nerveux central  qui en assurent l’immunité) et la composition microbienne caractéristique au sexe pourraient expliquer cette susceptibilité et jouer un rôle amplificateur.

D’autres études ont montré que la dépression est associée à des comportements alimentaires émotionnels, avec un intérêt marqué pour le sucre (lié notamment au manque de sérotonine)… augmentant sans doute la consommation de sodas, et la boucle est bouclée ! 

En conclusion :

Sources :

Edwin Thanarajah S, Ribeiro AH, Lee J, Winter NR, Stein F, Lippert RN, Hanssen R, Schiweck C, Fehse L, Bloemendaal M, Aichholzer M, Bouzouina A, Uckermark C, Welzel M, Repple J, Matura S, Meinert S, Bang C, Franke A, Leenings R, Konowski M, Ernsting J, Fisch L, Barkhau C, Thomas-Odenthal F, Usemann P, Teutenberg L, Straube B, Alexander N, Jamalabadi H, Nenadic I, Lügering A, Nitsch R, Kittel-Schneider S, Cryan JF, Reif A, Kircher T, Heider D, Dannlowski U, Hahn T. Soft Drink Consumption and Depression Mediated by Gut Microbiome Alterations. JAMA Psychiatry. 2025 Sep 24:e252579. doi: 10.1001/jamapsychiatry.2025.2579. Epub ahead of print. PMID: 40991280; PMCID: PMC12461599.

Szentirmai É, Millican NS, Massie AR, Kapás L. Butyrate, a metabolite of intestinal bacteria, enhances sleep. Sci Rep. 2019 May 7;9(1):7035. doi: 10.1038/s41598-019-43502-1. PMID: 31065013; PMCID: PMC6504874.

L'image montre des canettes de sodas : coca, fanta et sprite.

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