
Le marché français de la biothérapie est en hausse régulière et approche les 3 milliards d’euros en 2024 . C’est impressionnant . Pourtant certaines personnes que je vois pensent qu’elles peuvent améliorer leur bien-être sans consommer de complément alimentaire et que le seul changement d’hygiène de vie et d’alimentation fait l’affaire pour une bonne santé.1
Hélas, ce n’est bien souvent pas le cas, car les carences peuvent avoir plusieurs origines :

L’alimentation d’aujourd’hui, même bio, a perdu en qualité nutritionnelle2 .
Par exemple, avec le développement de l’élevage (il y a maximum 10 000 ans), la viande ne contient plus les acides gras omega 3 dont elle était pourvoyeuse et dont nos organismes ont besoin . Or nous n’avons pas forcément diversifié notre alimentation en conséquence . De même, les sols se sont beaucoup appauvris en quelques dizaines d’années (intensification de l’agriculture et usage des pesticides) et ne permettent plus de cultiver des fruits et légumes avec les mêmes bienfaits nutritionnels qu’auparavant. Ils sont par ailleurs cueillis et ramassés encore immatures pour pouvoir supporter les transports jusqu’à nos commerçants et nos domiciles et ils n’acquerront que du sucre par la suite et non de nouveaux nutriments .

Certains manques sont anciens .
Quelle qu’en soit leur origine, ils faut alors du temps – plusieurs semaines voire plusieurs mois – pour les combler.

Nos modes de vie, sédentaires, en intérieur, hyperstressants sont inadaptés .
Ils peuvent être à l’origine d’insuffisances importantes. Ainsi une étude montrait qu’en France, plus de 70% de la population française auraient des apports insuffisants de Magnésium3, tandis qu’une autre étude pointe le manque de vitamine D chez 3/4 des adultes et 2/3 des enfants4.

Certains profils génétiques induisent des carences permanentes .
Il convient alors de les corriger très régulièrement pour éviter des pathologies graves. Par exemple, un déficit sévère du gène MTHFR peut nécessiter une complémentation en bétaïne, méthionine, vitamines B6 et B12 ainsi qu’en méthylfolates 5.

On améliore certaines situations spécifiques .
Il peut être utile de se complémenter en prévention – selon l’âge, le sexe, la période de l’année -, en accompagnement de certaines problématiques (jambes lourdes, ménopause, arthrose, fatigue…) et parfois même en synergie avec des médicaments (zinc, méthylfolates et probiotiques avec les antidépresseurs par exemple).

Alors bien sûr, on ne se nourrit pas que de compléments alimentaires et une alimentation saine, équilibrée et adaptée à chacun.e est essentielle.
Mais ils sont souvent indispensables et doivent être choisis avec soin pour être adaptés aux besoins de chacun et répondre à des critères de qualité.

Et vous, où en êtes-vous avec les compléments alimentaires ?
Je vous aide à faire le point et à trouver le juste équilibre entre leur consommation et les changements d’hygiène de vie.
- https://www.synadiet.org/les-complements-alimentaires/leur-consommation/ ↩︎
- [1] https://journals.ashs.org/hortsci/view/journals/hortsci/44/1/article-p15.xml ↩︎
- https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9513928/ ↩︎
- https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2019/esteban-2014-2016-chapitre-dosages-biologiques-des-vitamines-et-mineraux-pas-de-deficit-important-ou-de-carence-a-grande-echelle ↩︎
- https://www.orpha.net/fr/disease/detail/395 ↩︎



